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L’intérêt d’une démarche QVT

Nous savons tous que la QVT (Qualité de Vie au travail) désigne l’ensemble des conditions dans lesquelles les employés travaillent au quotidien. Elle résulte d’une démarche de l’entreprise à mettre en place des dispositifs et des modes de fonctionnement favorisant le bien-être au travail et la productivité.

Le bien-être au travail est donc intrinsèquement lié à la QVT et se caractérise par une harmonie satisfaisante entre d’une part les aptitudes, les besoins et les aspirations des salariés et d’un autre côté les contraintes et les possibilités de l’univers professionnel. Il s’agit notamment d’évaluer la perception que les salariés ont des démarches QVT de l’entreprise.

De ce fait, la présence d’une démarche QVT au sein d’une entreprise ne signifie pas nécessairement un bien-être au travail. Effectivement d’après une étude réalisée par Speak and Act et Dynamic Work Place dans le cadre du Baromètre QVT 2019, 80% des personnes interrogées ont affirmé que leur entreprise avait mis en place des dispositifs en faveur de la QVT. Pour autant, 53% considèrent que ces actions ne contribuent pas à leur bien-être au travail.

Face à ces résultats, se pose alors la question de l’évaluation de la QVT.

Le classement annuel Great Place to Work est un classement de référence en matière de QVT. Pour y figurer, les entreprises doivent dans un premier temps obtenir la certification Great Place To Work, d’une durée d’un an. Elles rémunèrent alors l’institut, qui évalue la QVT à l’aide de deux outils.

  • Le premier, Le Trust Index, est un questionnaire anonyme adressé aux collaborateurs. Il est fondé sur un modèle à 5 dimensions et évalue la perception des salariés sur la QVT de leur entreprise. Ce questionnaire représente 2/3 de l’évaluation finale.
  • Le second outil, le Culture Audit, est complété par l’entreprise et permet d’obtenir une meilleure compréhension du système de valeur, des programmes et des pratiques de l’organisation. Il est constitué de deux parties. La première s’intéresse aux données démographiques des salariés, aux informations générales de l’organisation, et aux avantages offerts aux salariés. La deuxième partie est un questionnaire ouvert dans lequel les entreprises s’expriment sur leur philosophie et leurs pratiques dans différents domaines (recrutement, communication, célébration, formation…). Il représente 1/3 de l’évaluation finale.

Parmi les entreprises certifiées, les meilleures seront sélectionnées et feront alors partie du palmarès annuel des entreprises où il fait bon travailler, et obtiendront de ce fait le label Best Workplaces et donc, leur place dans le classement.

Figurer sur le classement Great Place to Work signifie d’une part que l’entreprise est engagée dans une démarche stratégique QVT, mais aussi que les salariés reconnaissent l’impact de cette démarche, puisque le classement est réalisé en partie en prenant en compte des questionnaires des salariés.

Ce classement permet donc indirectement de favoriser le sentiment d’appartenance des salariés, mais aussi d’en attirer de nouveaux et donc de développer la marque employeur. La QVT est en effet l’une des attentes majeures des collaborateurs en matière de choix d’entreprise, notamment de la génération Y et de la génération Z et elle peut être un avantage compétitif d’une PME ou d’une startup versus un grand groupe, dont la notoriété est souvent plus forte. 

Pierre Maurin – co-fondateur

Mathilde Phily – consultante